Eravamo 102 persone…di Abdoulaye Harouna

Texte original en français, bas de page.arlit2Arlit, sito strategico Areva, Mine di uranio

“‘ Eravamo 102 persone provenienti da Arlit . Arrivati ​​al confine , abbiamo visto la guardia di frontiera algerina , che ci ha costretto a tornare indietro . Durante la notte, cercando di riprendere il viaggio, eravamo già nel territorio algerino quando è iniziata una serie di forature e di guasti , di cui una rottura  delle nostre risorse idriche . Poi abbiamo cercato di trovare il pozzo più vicino, quello di   Tchiki Kitane ” .

Separati l’uno dall’altro da più di 17 km, i due gruppi di migranti  si trovano separati  in questa zona desertica.

” In un solo giorno, non siamo stati in grado di raggiungere il pozzo . Abbiamo lasciato uno dei veicoli rotto con i passeggeri . Dopo aver trascorso la notte , il giorno dopo siamo riusciti a trovarlo dove abbiamo riempito i bidoni. Ma prima di tornare , gli altri passeggeri  avevano  lasciato il veicolo per andare verso  la nostra strada . Di fronte a un lavoro impegnativo , il grande calore e la sete , i meno esausti  trasportano i bambini , ma anche le donne non abituate a questa discesa agli inferi . Gli autisti  truffatori , tutti  nigeriani , dopo aver capito hanno lasciato il turno al Sahara per stringerci il cappio intorno ai collo. Il calore , la fame e la sete cominciarono ad avere ragione e lo sfortunato naufrago nel deserto diventerà un vasto piatto  delle belve ( sciacalli , volpi e avvoltoi .

auto scassata

” Avevamo finalmente incontrato  alcuni sopravvissuti , e avevamo  dato loro dell’acqua . Altri giacevano a terra . Abbiamo chiesto ai conducenti  andare a acquistare delle gomme a Arlit per i loro veicoli e di portarci rifornimenti per 25.000 FCFA . Siamo stati con i corpi dei pochi superstiti . Uno dei veicoli è  quindi partito per riguadagnare Arlit . ” Approfittando della nostra disattenzione , hanno preso con loro   15 bidoni di acqua  , lasciandoci soli 5 la noi. ” Ci hanno abbandonati e senza scrupoli  promettendo di tornare. La maggior parte sapendo nulla di sadismo raro che questi truffatori  , era un po ‘ confortato , trovando rifugio sotto alcuni cespugli , sbirciando di tanto in tanto l’orizzonte temporale ” .

” Mentre i passeggeri erano stanchi , e le 11 morti registrate avevano già cominciato a decomporsi , abbiamo lasciato la scena , e molti caddero sotto la forza del calore . Infine, solo 18 persone su 98 sono stati in grado di trovare una tonalità di riposo. Siamo partiti in cerca del  pozzo distante 14 ore e lo abbiamo trovato dopo circa 18 ore. Questo è raccapricciante come siamo arrivati ​​dolorosamente bene. Chiunque riesce a raffreddarsi rivestendo il corpo con la sabbia. Abbiamo usato turbanti , cinture e una coppa di latta come abbiamo potuto attingere acqua per la nostra sopravvivenza . Eravamo solo 16 sopravvissuti , e abbiamo trascorso quattro giorni al pozzo . Il quarto giorno , lasciando 13 dei nostri compagni di sventura siamo partiti in 3 per iniziare la ricerca di una strada trafficata , con la speranza di essere salvati . L’ istinto di sopravvivenza , siamo riusciti tutti 3 sul bordo della strada in questione .

sahara

Ci siamo consultati per raggiungere  il primo veicolo. Nessuno ha accettato questa proposta . Non appena la nostra conversazione finì,  abbiamo visto un veicolo in direzione est . Il conducente si  fermò e gli abbiamo narrato la nostra storia, delle nostre donne morte e dei bambini. Era  uno dei piloti che dovevano venire nel nostro convoglio , ma che a causa di problemi di salute , era rimasto  a Arlit .

Già , quando uno dei nostri veicoli si era rotto , un altro autista ci aveva superato sulla strada. Arrivato a Tamanrasset, aveva detto di aver visto due veicoli sulla strada in difficoltà . Considerando la situazione urgente , quindi era venuto alla nostra ricerca .

morti nel deserto

Noi  volevamo ritornare a Arlit , ma lui ha rifiutato e ha optato per un altra destinazione. C , attraverso il pozzo Tchikikitène , dove abbiamo trovato i nostri 13 compagni di sventura . Arrivati ​​ai piedi del massiccio , abbiamo trascorso la prima notte in territorio algerino . Eravamo 16 in totale . Si trova a 30 km da Tamanrasset e siamo stati  abbandonati in un giardino dove c’erano altri migranti africani . Un arabo che era sulla scena ci ha offerto datteri  e altro cibo , e verso le 4 del pomeriggio siamo ripartiti. Ma già , alcuni dei nostri connazionali erano  stati informati che eravamo tutti morti nel Sahara.

Il console avendo appreso la nostra presenza in Algeria , si affrettò a rimpatriare noi (14 persone) di Arlit . Due dei nostri compagni erano riusciti ad andare per la loro strada . Arrivammo a Arlit  alla stazione dei bus e il giorno dopo e siamo tornati a Agadez . Questi tragici eventi hanno avuto luogo nel cuore del deserto , prima di Tabaski ” .

Abdoulaye Harouna

Racconto un po’ confuso, ma si capisce perché.

Estratto da:

Témoignage de M. Sadda, un rescapé originaire du village de Baggal (Matamèye)

L’un des véhicules tombés en panneL’un des véhicules tombés en panne

“‘Nous étions 102 personnes à quitter Arlit. Arrivés à la frontière, nous avons aperçu des garde-frontaliers algériens, ce qui nous a contraints à rebrousser chemin. Nous étions en territoire algérien quand, au cours de la nuit, en tentant de regagner la frontière, quand commencèrent des séries de crevaisons et de pannes, auxquelles s’est ajoutée une rupture de nos provisions d’eau. C’est alors que nous avions tenté de retrouver le puits le plus proche, celui de Tchikikitane”.
Séparés l’un de l’autre de plus de 17 kilomètres, les deux groupes de migrants se retrouvent seuls dans cet espace désertique.

”En une journée, en véhicule, nous n’avions pas pu rejoindre cet endroit. Nous avions laissé un des véhicules tombés en panne avec ses passagers. Après avoir passé la nuit, le lendemain, nous avions pu finalement retrouver le puits où nous avions rempli des bidons. Mais avant notre retour, les autres passagers ont abandonné le véhicule pour aller à notre rencontre. Confrontés à une marche éprouvante, à la chaleur écrasante et à la soif, les moins exténués transportant les enfants, mais aussi des femmes peu habituées à cette descente aux enfers. Les fraudeurs, tous des Nigériens, ayant accompli ce qui dans leurs activités ne représente rien, c’est au tour du Sahara de resserrer l’étau autour des migrants. La chaleur, la faim et la soif commencèrent à avoir raison des malheureux naufragés du désert qui va devenir un vaste plateau à la merci des fauves (chacals, fennecs), et aussi des vautours.
”Nous avions finalement croisé quelques survivants, et leur avions donné de l’eau. D’autres étaient couchés à même le sol. Nous avons demandé aux fraudeurs de retourner à Arlit s’acheter des pneus pour leur véhicule et nous apporter des provisions pour 25.000 FCFA. Nous sommes restés avec les cadavres et les quelques survivants. L’un des véhicules devait donc regagner Arlit. ”Profitant de notre inattention, ils emportèrent avec eux seuls 15 bidons d’eau pour préparer la fuite vers Arlit, nous laissant juste 5 bidons”. Ils nous abandonnèrent ainsi, sans scrupule, après avoir juré de revenir nous chercher. La majorité ne connaissant rien du sadisme hors du commun qui singularise ces fraudeurs, les migrants s’en allèrent, un peu réconfortés, trouver refuge sous quelques arbustes, scrutant de temps à autre l’horizon”.
”Comme les passagers étaient fatigués, et que les 11 morts enregistrés avaient déjà commencé à se décomposer, nous quittâmes les lieux; beaucoup tombèrent sous le coup de la chaleur. Finalement, nous n’étions plus que 18 personnes, sur 98, à avoir pu retrouver une ombre pour nous reposer. Nous étions partis à la recherche du puits à 14 h, et nous ne l’avions trouvé qu’aux environs de 18 heures. C’est en rampant que nous sommes arrivés péniblement au puits. Tout celui qui y parvient s’enduit le corps avec le sable pour se rafraîchir. Nous avons utilisé des turbans, des ceintures et avec un bidon comme puisard nous avions pu puiser de l’eau pour notre survie. Nous n’étions plus que 16 survivants, et avions passé 4 jours au bord du puits. Le 4ème jour, laissant 13 de nos compagnons d’infortune aux abords du puits, nous étions 3 à repartir à la recherche d’une route fréquentée, dans l’espoir d’être sauvés. L’instinct de survie aidant, nous sommes parvenus, tous les 3, au bord de la route en question.
Nous nous sommes concertés pour rejoindre le premier véhicule en panne. Personne n’accepta cette proposition. Sitôt notre entretien terminé nous apercevions un véhicule vers l’est. Le chauffeur s’arrêta, et nous lui avons raconté notre histoire, nos morts, femmes et enfants. C’était l’un des chauffeurs qui devait venir dans notre convoi, mais qui, suite à des ennuis de santé, a été laissé à Arlit.
Déjà, quand un de nos véhicules était tombé en panne, un autre chauffeur nous avait dépassés sur la route. C’est ce chauffeur qui, arrivé à Tamanrasset, lui a dit avoir vu sur la route deux véhicules en difficultés. Jugeant la situation urgente, il était donc venu à notre recherche.
Nous l’avions donc prié de nous ramener à Arlit, mais il refusa cette destination et opta pour Tamanrasset, en passant par le puits de Tchikikitène, où nous retrouvâmes nos 13 compagnons d’infortune. Arrivés au pied des massifs, nous passâmes notre première nuit de survivants en territoire algérien. Nous étions 16 au total. C’est à 30 km de Tamanrasset qu’il nous abandonna dans un jardin où se trouvaient déjà d’autres migrants africain. Un Arabe qui était sur les lieux nous offrit des dattes et de la nourriture, et vers 16heures, nous sommes repartis dans des véhicules, et nous avons trouvé des hébergeurs.
Mais déjà, certains de nos compatriotes avaient été informés que nous sommes tous morts dans le Sahara. Le consul ayant appris à son tour notre présence en Algérie, s’empressa de nous rapatrier (14 personnes) sur Arlit. Deux de nos compagnons avaient réussi à poursuivre leur chemin. Arrivés à Arlit, nous avons été débarqués à l’auto-gare et le lendemain, nous avions regagné Agadez. Ces faits tragiques se sont déroulés au cœur du désert, bien avant la fête de Tabaski”.Abdoulaye Harouna

Voir aussi

Pourquoi l’aide à l’Afrique ne produit pas des resultat.

https://saragio.wordpress.com/2013/10/23/pourquoi-laide-a-lafrique-ne-produit-pas-des-resultat/

et

” Ouvrir les portes de l’Europe c’est faux “

https://saragio.wordpress.com/2013/10/23/aprire-le-porte-delleuropa-e-sbagliato/

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One Comment on “Eravamo 102 persone…di Abdoulaye Harouna”

  1. mcc43 ha detto:

    Grazie per questo articolo, ennesima prova che homo homini lupo. Se fossero riusciti ad attraversa l’Algeria ed arrivare al mare, avrebbero vissuto un’altro calvario lungo le coste, e poi dopo qualche mese sarebbero sta messi su una barca fatiscente con il carburante bastante solo per allontanarsi dai trafficanti e andare alla deriva per settimane. Il romanzo Mare Nero, di Gianni Paris, racconta appunto tutto questo.


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