Combattiamo gli “uomini blu” che vogliono impedire che si scavi nella loro terra

(ndr. anche nuovo post su saragio.blogspot.it   http://saragio.blogspot.it/2013/01/bakary-cisse-i-touareg.html
 
Combattiamo gli “uomini blu” che vogliono impedire che si scavi nella loro terra

“Lo stato Francese  farebbero meglio ad aiutare le autorità Nigeriane a combattere i Tuareg per garantire la sicurezza economica”

Queste le parole rivolte a Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, da Thierry d’Arbonneau

Image  rappresentante del leader mondiale del nucleare Areva

Come scrivevo nel 2011 quando Sarkozy e Berlusconi insistevano sulla costruzione di centrali nucleari in Italia:

Niger: l’ estrazione di uranio per le centrali nucleari sta uccidendo la popolazione

L’estrazione di uranio dalle miniere di Areva, il gigante dell’energia nucleare, sta mettendo in serio pericolo la popolazione del Niger. Lo riporta un’indagine (in .pdf) diffusa da Greenpeace nei giorni scorsi. Areva è la società che possiede la tecnologia dell’EPR, le centrali che il Governo vuole costruire in Italia. “Sono paesi come il Niger a scontare la follia nucleare dell’occidente. – ha sottolineato Andrea Lepore, responsabile della campagna nucleare di Greenpeace. Anche l’Italia si appresta a costruire le sue centrali con Areva e questo è l’ennesimo drammatico risvolto dell’atomo”.

L’indagine è stata svolta da Greenpeace in collaborazione con il laboratorio francese indipendente CRIIRAD e la rete di Ong ROTAB: si tratta di un monitoraggio della radioattività di acqua, aria e terra intorno alle cittadine di Arlit e Akokan, a pochi chilometri dalle miniere di Areva, accertando che i livelli di contaminazione sono altissimi.

“Le nostre analisi – spiega Greenpeace – mostrano che in quattro casi su cinque la radioattività nell’acqua supera i limiti ammessi dall’Organizzazione Mondiale della Sanità. Nonostante questo l’acqua viene distribuita alla popolazione. L’esposizione alla radioattività causa anche problemi delle vie respiratorie e non a caso nella regione delle miniere di Areva i tassi di mortalità legati a problemi respiratori sono il doppio che del resto del Paese. Inoltre, le Ong locali accusano gli ospedali, controllati da Areva, di aver nascosto molti casi di cancro”.

“La radioattività crea più povertà perché causa molte vittime. Ogni giorno che passa la popolazione locale è esposta alle radiazioni, circondata da aria avvelenata, terra e acqua inquinate. E intanto Areva fattura centinaia di milioni di dollari, sfruttando le risorse naturali di uno dei paesi più poveri dell’Africa. Areva si presenta come una società attenta all’ambiente, ma il Niger ci rivela una verità ben diversa” – commenta l’associazione ambientalista

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Greenpeace chiede perciò che venga svolto uno studio indipendente in Niger, sulle miniere e le città circostanti, seguito da una completa bonifica e decontaminazione. “Devono essere attivati i controlli necessari per garantire che Areva rispetti le normative internazionali di sicurezza nelle sue operazioni, tenendo conto del benessere dei lavoratori, dell’ambiente e delle popolazioni” – sottolinea l’associazione.

La metà dell’uranio di Areva proviene da due miniere del Niger, paese che rimane poverissimo nonostante da oltre quarant’anni sia il terzo produttore di uranio al mondo. Il gigante dell’energia nucleare Areva ha firmato un accordo per iniziare a scavare una terza miniera tra il 2013 e il 2014. Nel marzo scorso le Ong di ROTAB hanno chiesto al presidente nigeriano Umaru Yar’Adua – che è deceduto nei giorni scorsi (2009ndr)– di rinegoziare i contratti con le ditte estrattive – tra cui Areva –

touareg2

Oggi tutte le falde acquifere e tutta la zona agricola dichiarata patrimonio mondiale dall’Unesco sono vicine al punto del non ritorno. e i Tuareg alla morte per motivi economici’ 

materie prime mali

Fonti:

http://www.amazighworld.org/human_rights/index_show.php?id=3096

https://saragio.wordpress.com/2011/06/03/alternative-al-petrolio-non-legate-al-nucleare/

Articolo interessante:

Guerra in Mali. Il nucleare non danneggia solo l’ambiente ma anche la democrazia.
http://www.rue89.com/2013/01/15/securiser-le-mali-ou-assurer-notre-approvisionnement-en-uranium-238620

Rahmanto N’diaye Les vrais raisons de l’intervention de la France et de l’Angleterre au Mali
AREVA
Directeur de l’Observatoire du nucléaire

Le 11 janvier 2013, l’armée française est intervenue au Mali à la suite de mouvements, vers Bamako, de groupes armés islamistes. Depuis des mois, ces derniers tiennent tout le nord du Mali et se seraient enhardis au point, nous dit-on, de vouloir occuper l’ensemble du pays.
Personne ne niera que ces groupes soient composés d’horribles individus qui, sous prétexte de convictions “religieuses”, battent toute personne dont le comportement ne leur plait pas, coupent les mains des voleurs (réels ou supposés), exécutent – en particulier des femmes – pour des broutilles ou même pour rien.

Pour autant, de la même façon qu’au moment de l’intervention militaire contre Kadhafi en Libye, il est insupportable de se retrouver sommé de soutenir une intervention militaire déployée. par ceux qui sont largement responsables de la gravité de la situation.

Qui plus est, qui peut vraiment croire qu’il s’agit d’une opération “pour la démocratie au Mali” ? Cela fait des décennies qu’elle est bafouée dans ce pays par des régimes corrompus. largement soutenus par la France. Alors, pourquoi cette subite urgence “démocratique” ?

De même, qui croira qu’il s’agit de “sécuriser la région” ? En réalité, il s’agit de sécuriser. l’approvisionnement des centrales nucléaires françaises en uranium : ce dernier est en effet extrait dans les mines du nord du Niger, zone désertique seulement séparée du Mali. par une ligne sur les cartes géographiques.

A ce propos, on soulignera l’extrême perversité des ex-puissances coloniales qui ont jadis tracé des frontières absurdes, faisant fi de l’implantation des populations, et créant des pays aux contours bien curieux : le Niger et le Mali sont tous les deux en forme de sablier, une partie sud-ouest contenant la capitale, totalement excentrée et éloignée d’une immense partie nord-est, principalement désertique.

C’est ainsi que, pendant 40 ans, Areva (auparavant la Cogéma) a pu s’accaparer en toute tranquillité l’uranium nigérien dans ces mines situées à 500 kilomètres de la capitale et du fragile “pouvoir” politique nigérien. 

Ces dernières années, des groupes armés se sont organisés dans cette région : des Touaregs, dépités d’être méprisés, déplacés, spoliés. Et des groupes plus ou moins islamistes, certains issus des anciens GIA qui ont semé la terreur en Algérie, d’autres contrôlés par Kadhafi, et autonomisés suite à la disparition de ce dernier.

Des salariés d’Areva, cadres dans les sociétés d’extraction de l’uranium, ont été enlevés en septembre 2010 au Niger, transférés au Mali et retenus depuis. Puis, le 7 janvier 2011, deux jeunes français ont à leur tour été enlevés au Niger. 

L’Observatoire du nucléaire a été une des rares voix à dénoncer (*) l’opération militaire immédiatement lancée par les autorités françaises. Ces dernières avaient en effet, de toute évidence, décidé de châtier coûte que coûte les preneurs d’otages, quitte à ce que cela se termine dramatiquement pour les deux jeunes otages. qui ont effectivement été tués dans l’opération. 

Ces deux jeunes ne travaillaient pas pour l’extraction de l’uranium mais, c’est évident, l’idée était de décourager d’éventuelles prochaines actions contre des salariés d’Areva.

Depuis, les mouvements Touaregs laïques et progressistes ont été marginalisés, en particulier par la montée en force du groupe salafiste Ansar Dine. Puissant et lourdement armé, ce dernier s’est allié à AQMI (Al Qaeda au Maghreb Islamique), faisant courir un risque de plus en plus évident pour les activités françaises d’extraction de l’uranium au nord du Niger.

La France a soutenu avec la plus grande constance les gouvernements corrompus qui se sont succédé au Mali, aboutissant à un délitement total de l’État. C’est probablement cet effondrement qui a amené les groupes islamistes à s’enhardir et à avancer vers Bamako.

De même, la France a maintenu depuis 40 ans le pouvoir du Niger dans un état de faiblesse et de dépendance par rapport à l’ancienne puissance coloniale et son entreprise d’extraction de l’uranium, la Cogéma devenue Areva. Alors que les dirigeants nigériens essaient tant bien que mal de contrôler ce que fait Areva, la France reprend totalement la main avec son intervention militaire.

Les récents mouvements des groupes islamistes n’ont effectivement fait que précipiter l’intervention militaire française qui était en préparation. Il s’agit indéniablement un coup de force néocolonial, même si les formes ont été mises avec un opportun appel à l’aide du Président par intérim du Mali, dont la légitimité est nulle puisqu’il est en place suite à un coup d’État qui a eu lieu 22 mars 2012.

Précisons à nouveau que nous n’accordons pas le moindre crédit aux dangereux fondamentalistes qui sont aussi des trafiquants de drogue et d’armes et n’hésitent pas à blesser et tuer. 

Par contre, nous refusons la fable de l’intervention militaire “pour la démocratie”. Ce prétexte a déjà beaucoup servi, en particulier lorsque les USA ont voulu mettre la main sur des réserves pétrolières, et le voilà encore de mise parce que la France veut assurer l’approvisionnement en uranium de ses réacteurs nucléaires. Notons d’ailleurs que, à 27 000 euros l’heure de vol d’un Rafale, le tarif réel du courant d’origine nucléaire est encore plus lourd que ce que l’on pouvait craindre…

En conclusion, il est une nouvelle fois démontré que l’atome, et la raison d’Etat qui l’entoure, ne nuit pas seulement à l’environnement et aux êtres vivants mais aussi à la démocratie.
Directeur de l’Observatoire du nucléaire

Les occidentaux n’offrent jamais de cadeau à l’Afrique
Rahmanto N’diaye
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One Comment on “Combattiamo gli “uomini blu” che vogliono impedire che si scavi nella loro terra”

  1. mcc43 ha detto:

    Gli attacchi contro il popolo nomade dei Tuareg sono tali e tanti che si potrebbe cominciare a parlare di volontà di genocidio. A partire dalla negazione di un territorio che riunificasse la maggioranza delle tribù, frammentato, invece, fra i nuovi stati nati dalla (pseudo)decolonizzazione, via via fino alle forme di oppressione, la trascuratezza delle necessità come avvenuto in Mali nella regione dell’Azawad,agli aiuti interessati come quelli offerti da Gheddafi, che fu l’unico comunque a dare loro voce.
    La protervia francese spinge a giochi assai sporchi poichè è bene difficile negare che il colpo di stato in Mali è stato manovrato da Sarkozy, e che l’attuale risoluzione 2085 per l’intervento militare è basata su una bozza francese.

    A seguire nella destabilizzazione potrà essere il Niger, al momento opportuno si faranno pressioni per l’estradizione di Saadi Gheddafi e degli uomini che ha con sè, al rifiuto prevedibile non sarà difficile creare motivi di ribellione contro il governo.

    Contro i Tuareg si può agire facilmente, intanto per l’impossibilità di una vera coordinazione poichè parlano dialetti diversi nelle varie zone, e perchè come in ogni altro popolo esistono i propensi a collaborare con il nemico.
    Infine perchè nulla si sa di loro. Se Arbonneau, che si suppone sia stato sul posto ancora li definisce uomini blu, quasi che ancora avessero la pelle macchiata dalle tintura vegetale dei vestiti come nel tempo andato, significa che dei Tuareg si ha un’idea astratta e romanzata. Del resto furono proprio gli europei ad inventare la parola, poichè essi sono e si chiamano fra loro Amazigh.


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